✍️ Conciergerie des Embruns · 📅 Mars 2026 · ⏱️ 8 min de lecture
Imaginez la scène. Vous revenez à Pâques dans votre maison de Trégastel après plusieurs mois d’absence. En poussant la porte, vous découvrez une fuite d’eau qui a ravagé le parquet du salon. Ou pire : une fenêtre fracturée et un intérieur visiblement fouillé. Vous appelez votre assureur, soulagé d’être couvert. Et là, il vous annonce que vous ne serez pas — ou très partiellement — indemnisé.
Pas parce que vous n’avez pas payé vos cotisations. Pas parce que vous avez fait une fausse déclaration. Mais parce qu’une clause inscrite dans les petites lignes de votre contrat, parfaitement légale, s’applique à votre situation sans que vous l’ayez jamais vraiment lue.
Cette clause concerne directement tous les propriétaires ayant recours au gardiennage de résidence secondaire sur la Côte de Granit Rose, où les maisons restent parfois fermées six, huit, voire dix mois par an.

⚠️ Ce que vous allez lire dans cet article est factuel, sourcé et souvent ignoré des propriétaires. Prenez 5 minutes pour le lire. Cela peut vous épargner des milliers d’euros de perte.
Qu’est-ce que la clause d’inhabitation, exactement ?
La clause d’inhabitation est une disposition présente dans la grande majorité des contrats d’assurance habitation. Elle fixe une durée maximale pendant laquelle votre logement peut rester inoccupé sans que vos garanties ne soient affectées.
Cette durée varie selon les assureurs. Elle est généralement de 30, 60 ou 90 jours. Au-delà, votre assureur considère que l’inoccupation prolongée constitue une aggravation du risque et peut, en cas de sinistre, réduire votre indemnisation, voire la refuser totalement.
Pour qu’elle soit valable, cette clause doit légalement figurer en caractères apparents dans votre contrat (article L.112-4 du Code des assurances). Mais dans les faits, peu de propriétaires la repèrent et en comprennent les conséquences.
Ce que couvre — et ne couvre plus — votre assurance en cas d’inoccupation
La clause d’inhabitation touche en priorité deux garanties essentielles :
- La garantie vol et cambriolage : c’est la garantie la plus directement impactée. Si votre maison de Perros-Guirec est cambriolée alors qu’elle est inoccupée depuis plus de 90 jours, votre assureur peut légalement refuser de vous rembourser le moindre bien volé.
- La garantie dégâts des eaux : selon les contrats, une fuite survenue dans un logement inoccupé peut voir son indemnisation réduite ou annulée.
- Dans certains contrats : les garanties incendie et vandalisme peuvent également être affectées en cas d’inoccupation dépassant le seuil contractuel.
Le piège spécifique des résidences secondaires en Bretagne
Pour une résidence principale, la clause d’inhabitation se déclenche rarement. Mais pour une résidence secondaire sur la Côte de Granit Rose, la situation est radicalement différente.
Prenons un exemple concret. Vous fermez votre maison de Trébeurden début septembre. Vous revenez à Noël pour quelques jours, puis pour Pâques. Entre septembre et Pâques, votre maison a été inoccupée plusieurs mois — bien au-delà du seuil de 90 jours prévu par la plupart des contrats.

⚠️ Point crucial souvent ignoré : dans certains contrats, l’inhabitation se calcule de manière cumulée sur l’année et non pas seulement en continu. Plusieurs courtes absences répétées peuvent déclencher la clause, même si chaque absence individuelle reste inférieure au seuil.
Autre piège : si vous avez souscrit une extension de garantie résidence secondaire sur votre contrat principal, la clause d’inhabitation de ce contrat s’applique automatiquement à votre résidence secondaire. Vous croyez être couvert, mais les conditions générales de votre résidence principale régissent aussi votre maison bretonne.
Cas réels documentés :
Ces situations ne sont pas théoriques. UFC-Que Choisir a publié sur quechoisir.org une enquête avec des témoignages réels de propriétaires confrontés à des refus d’indemnisation après cambriolage. Trois cas y sont détaillés avec les noms des assureurs impliqués.
- Catherine n’a pas été indemnisée par la Matmut après le cambriolage de son logement. Motif : aucune trace d’effraction visible selon l’assureur.
- Laure s’est vue refuser tout remboursement par Swisslife. Prétexte avancé : un volet était décroché au moment du sinistre, les cambrioleurs n’étaient pourtant pas passés par cette fenêtre.
- Antoinette est en conflit depuis des mois avec Caisse d’Épargne Assurances pour une question d’épaisseur de vitrage, alors que les cambrioleurs étaient entrés par la porte d’entrée.
Source vérifiable : UFC-Que Choisir, « Cambriolage et assurance : les assureurs cherchent la petite bête », quechoisir.org
Comment savoir si votre contrat contient cette clause ?
La réponse honnête : il faut lire votre contrat. Mais voici comment trouver rapidement l’information sans décortiquer des dizaines de pages.

1. Cherchez les mots-clés dans vos conditions générales
Ouvrez votre contrat et recherchez : « inhabitation », « inoccupation », « absence prolongée », « logement inoccupé ». Ces termes doivent légalement figurer en caractères apparents. Si vous ne les trouvez pas, appelez directement votre assureur.
2. Posez la bonne question à votre assureur
Ne demandez pas simplement « est-ce que je suis couvert si je m’absente ? ».
Posez les questions précise :
- Mon contrat contient-il une clause d’inhabitation ?
- Quelle est sa durée ?
- S’applique-t-elle de manière consécutive ou cumulée sur l’année ?
- Couvre-t-elle aussi ma résidence secondaire en Bretagne ?
3. Vérifiez votre attestation d’assurance résidence secondaire
Si vous avez souscrit un contrat spécifique pour votre résidence secondaire (ce qui est fortement conseillé), vérifiez que la clause d’inoccupation a bien été supprimée ou adaptée. Certains assureurs proposent des contrats dédiés aux résidences de vacances sans cette clause moyennant une légère surprime.

Quelles solutions pour rester couvert toute l’année ?
Si votre contrat contient une clause d’inhabitation problématique, plusieurs options s’offrent à vous.
Option 1 — Négocier la suppression de la clause
Demandez à votre assureur de supprimer ou d’allonger la durée d’inoccupation autorisée. Cette modification se traduit généralement par une surprime mais elle peut valoir son coût si elle vous évite un refus d’indemnisation.
Option 2 — Souscrire un contrat spécifique résidence secondaire
De nombreux assureurs proposent des contrats dédiés aux résidences de vacances, avec une clause d’inoccupation adaptée, voire inexistante. C’est souvent la solution la plus propre et la plus sécurisante.
Option 3 — Prouver que le logement est régulièrement visité
C’est là qu’intervient une solution moins connue, mais particulièrement efficace : le recours à un service de gardiennage de résidence secondaire professionnel.
Certains contrats prévoient que la présence régulière d’un tiers mandaté : conciergerie, gardien, prestataire de surveillance peut neutraliser la clause d’inhabitation. En d’autres termes, si votre maison de Trégastel est visitée régulièrement par un professionnel qui produit des rapports de passage, votre logement n’est plus techniquement « inoccupé ».
Attention : un passage de voisin ou un ami n’a aucune valeur contractuelle. Il faut un prestataire professionnel, avec des rapports datés et documentés.

⚠️ Important : avant de mettre en place un gardiennage dans l’optique de neutraliser la clause d’inhabitation, vérifiez explicitement avec votre assureur si cela est prévu dans vos conditions générales, et demandez-le par écrit.
Gardiennage résidence secondaire Bretagne : ce que ça change
concrètement pour votre assurance
Maintenant que vous savez à quoi vous exposez la clause d’inhabitation, voici ce qu’un service de gardiennage comme celui de la Conciergerie des Embruns apporte concrètement aux propriétaires, notre service de gardiennage de résidence secondaire sur la Côte de Granit Rose
couvre Pleumeur-Bodou, Perros-Guirec, Trégastel, Trébeurden, Louannec, Ploumanac’h, Lannion et toutes les communes environnantes.
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1. La preuve documentée de présence régulière
À chaque passage dans votre résidence de Perros-Guirec, Trégastel ou Trébeurden, nous vous envoyons un rapport détaillé par email : date, heure, constats intérieurs et extérieurs, photos si nécessaire. Ces rapports constituent une trace horodatée attestant qu’un tiers mandaté visite régulièrement votre logement.
Cette documentation peut être présentée à votre assureur pour démontrer que votre bien n’est pas techniquement « inoccupé » au sens contractuel. Vérifiez ce point avec votre assureur et demandez-le par écrit.
2. La détection précoce — avant que le sinistre ne devienne une catastrophe
Une fuite d’eau non détectée pendant trois mois dans une maison bretonne fermée, c’est un parquet à refaire, des murs à assainir, parfois une charpente touchée par l’humidité. Le coût peut dépasser plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Nos passages réguliers permettent de détecter immédiatement toute anomalie : humidité anormale, fuite, fenêtre forcée, odeur suspecte. Un sinistre signalé et traité rapidement, c’est aussi un dossier plus simple à défendre auprès de votre assureur.
3. Le rapport photographique après chaque tempête
La Côte de Granit Rose est une des zones exposées aux tempêtes en France. Après chaque alerte météo de niveau 3 et au-delà, nous passons systématiquement et documentons l’état de votre bien : toiture, fenêtres, terrasse, extérieurs. Ce rapport photographique daté est une pièce précieuse en cas de sinistre climatique.

4. Un interlocuteur local immédiat en cas de sinistre
Quand vous êtes à Paris ou Lyon et qu’un sinistre survient à Pleumeur – Bodou, chaque heure compte. Il faut quelqu’un sur place pour constater, photographier, contacter un artisan d’urgence, couper l’eau, accueillir l’expert.
Un expert mandaté par votre assureur qui arrive dans une maison vide sans interlocuteur local, c’est un dossier qui traîne parfois défavorable faute d’éléments contradictoires. Nous sommes disponibles 7j/7 en moins de 2 heures.
5. Signaler votre gardiennage à votre assureur
Une fois votre contrat de gardiennage signé, contactez votre assureur par écrit pour lui signaler la mise en place d’un service de surveillance professionnel avec rapports réguliers. Certains assureurs modifient alors les conditions d’application de la clause, voire accordent une réduction de prime.
Nous vous fournissons une attestation de prestation que vous pouvez joindre à ce courrier.
Un doute sur votre couverture d’assurance ?
On en parle ensemble, sans engagement.
Ce qu’il faut retenir — et faire dès cette semaine
La clause d’inhabitation est une réalité contractuelle que la plupartdes propriétaires ignorent jusqu’au jour où elle leur coûte cher. Elle est légale,fréquente, et peut annuler des années de cotisations.
Voici les trois actions concrètes à mener dès maintenant :
• Relisez votre contrat d’assurance et cherchez les termes « inhabitation » ou « inoccupation ». Notez la durée maximale autorisée et le mode de calcul (consécutif ou cumulé).
• Appelez votre assureur et posez-lui les questions précises mentionnées dans cet article. Demandez une réponse écrite.
• Évaluez vos solutions : suppression de la clause, contrat dédié résidence secondaire, ou mise en place d’un gardiennage de résidence secondaire régulier avec traçabilité.
Posséder une résidence secondaire sur la Côte de Granit Rose est une chance.
La protéger intelligemment, c’est s’assurer d’en profiter sereinement sans mauvaise surprise le jour où vous en avez le plus besoin.
Conciergerie des Embruns, Pleumeur-Bodou
📌 Sources vérifiées
• Luko by Allianz Direct — « La clause d’inhabitation »
•LeLynx.fr — « Clause d’inoccupation » — lelynx.fr
• UFC-Que Choisir — « Cambriolage et assurance »
• Reassurez-moi.fr — « Clause d’inhabitation » — reassurez-moi.fr
Protégez votre résidence secondaire sur la Côte de Granit Rose toute l’année.
mise en place d’un gardiennage de résidence secondaire sur la Côte de Granit Rose avec traçabilité documentée

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